
UDPS au pouvoir : la désillusion du “peuple d’abord”
Sept ans après son accession à la tête du pays, le parti présidentiel est de plus en plus accusé de trahir ses promesses et de s’éloigner des réalités sociales.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a remporté les élections et pris les rênes du pays. Mais dès les premiers mois de gouvernance, une priorité s’imposait : revoir sa communication et aligner son discours sur des actions concrètes. Aujourd’hui, après sept années au pouvoir, le constat dressé par une partie de l’opinion est sévère.
Un président trop présent dans les discours, absent dans les résultats
Pour de nombreux observateurs, le Président de la République parle trop et agit trop peu. À force de prises de parole répétées, souvent sans résultats visibles sur le terrain, la communication présidentielle semble avoir pris le pas sur l’action gouvernementale. Or, les attentes de la population restent immenses, notamment en matière de conditions de vie, de sécurité et de justice sociale.
“Le peuple d’abord”, un slogan vidé de sa substance
Le slogan emblématique de l’UDPS, « le peuple d’abord », apparaît aujourd’hui comme une promesse non tenue. Puis encore, certains y voient une véritable escroquerie politique, voire une démagogie assumée. Le peuple que l’on disait vouloir placer au centre de l’action publique se sent désormais marginalisé, abandonné et exclu des bénéfices du pouvoir.
De la promesse sociale à la gabegie financière
Au lieu de “le peuple d’abord”, l’UDPS aurait instauré, selon ses détracteurs, “la gabegie financière d’abord”. Les contrastes sont frappants. Lorsque le parti était dans l’opposition, il promettait de garantir des conditions de vie décentes aux forces de l’ordre, allant jusqu’à évoquer la possibilité pour chaque policier de disposer d’un véhicule.
Policiers sous-payés, élite sur-rémunérée
Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Les policiers perçoivent un salaire mensuel d’environ 160 000 francs congolais, une somme largement insuffisante pour vivre dignement. Pendant ce temps, le Chef de l’État et l’entourage du pouvoir sont accusés de bénéficier de revenus se chiffrant en millions de dollars, creusant davantage le fossé entre gouvernants et gouvernés.
Une rupture de confiance profonde
Sept ans après son accession au pouvoir, l’UDPS montre ce que beaucoup considèrent comme son véritable visage. La rupture de confiance entre le parti au pouvoir et le peuple semble désormais consommée, laissant planer une question centrale : jusqu’à quand la population continuera-t-elle à croire à des promesses sans lendemain ?
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